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MOCICA

Unis et Libres

Sommaire

I. Un changement

L'argent : mécanismes et conséquences

L'argent est le moyen d'accès à tout, même à la nourriture. Pour chaque être humain, il s'agit d'un élément vital, un non d'un simple outil, qui serait de nature "neutre".

L'argent peut s'accumuler. La qualité de vie de chacun est proportionnelle à la quantité qu'il aura gagné. L'argent encourage et récompense l'individualisme. La richesse varie de rien à toujours plus, permettant de comparer les niveaux de vie de chacun, et créant des disparités entre nous.

L'argent, circulant comme des vases communiquant, il est nécessaire pour en gagner que d'autres en perdent.

L'argent permet l'investissement, et donc de gagner encore plus d'argent. A l'inverse, moins on a d'argent, moins il est possible d'en gagner.

Comme 4 milliards d'êtres humains exploités pour 2 dollars par jour, il est nécessaire de se soumettre pour vivre. Plus on a d'argent, plus il devient facile de dominer.

L'argent n'est pas un élément neutre, mais un élément maître. Il se place par sa simple existence au rang d'élément le plus haut. Il dépasse tout autre élément, même la vie, puisque c'est un préalable nécessaire à ce qui permet de vivre. C'est un moteur d'individualisme et de compétition généralisée, un élément de déséquilibre social profond, un moyen de corruption, une arme de domination.

Nous n'avons pas besoin d'un moyen d'échange, ni pour nous organiser, ni pour nous motiver.

Liberté : mécanismes et conséquences

Être utile aux autres est un besoin fondamental, et dans un monde où l'argent n'existe pas, il n'est pas possible de payer pour obtenir quelque chose. C'est pourquoi il est dans l'intérêt de chacun de s'intégrer à la vie en communauté à niveau égal des autres. La communauté pourra prendre la décision de ne pas contribuer à la vie d'un individu si celui-ci refuse de faire sa part. L'ODG5 permet à chacun de prendre part aux décisions, mais aussi de répartir avec justesse les tâches communes. On pourra s'assurer ainsi qu'elles le soient.

Comment s'organiser sans argent? Par la mise à disposition gratuite de sa vocation aux autres, et en remplaçant l'argent par un "merci".

Sans un retour immédiat et équivalent par l'argent, nous obtiendrons tous en contre partie un retour différé, multiplié et généralisé par toute la communauté :

Seule la Liberté permet à chacun d'exercer sa vocation, d'être maître de ses conditions de travail, d'avancer dans la coopération et non la hiérarchie, d'obtenir une satisfaction personnelle entière et d'évoluer dans une entente générale.

Si chacun exerce sa vocation, on peut se demander "Qui fera les tâches difficiles?".

Si un étudiant décidait de se mettre en collocation, poserait-il la question "Qui fera le ménage?"

La question ne sera pas "qui fera?". Nous nous demanderons "comment allons-nous faire ?".

La fin de l'obligation des tâches difficiles induira les adaptations nécessaires. Nous nous passerons naturellement de ce qui est superflu et répondrons à ce qui nous est fondamental. Si certaines tâches ne créent pas d'engouement, nous en améliorerons les conditions sans restrictions budgétaires et humaines. Du confort aux horaires, en passant par l'automatisation et la répartition par une main d'œuvre gigantesque, notre potentiel humain et technique ne pourra qu'y répondre dans la satisfaction de tous. Par l'ODG5, nous pourrons anticiper, secteur par secteur, chacune des adaptations à venir.

Par ailleurs, si un lieu de production est trop éloigné de la demande, sa relocalisation se fera immanquablement.

Les adaptations induites par la liberté auront de multiples conséquences bénéfiques pour l'Homme et la Planète :

La nécessité du Monde Libre

Pour une évolution naturelle et optimale de la société nous n'avons besoin d'aucun corporatisme, dogme ou autre autorité « supérieure » pour valider ce qui doit être bon pour nous et ce qui ne l'est pas. Ce qui est bénéfique pour la société provoquera par nature l'engouement, ce qui ne l'est pas disparaîtra tout aussi naturellement.

Le bouche à oreille et les réseaux d'informations sont suffisamment vastes pour que chacun sache où se diriger en fonction de ses besoins. La motivation des bénéfices écartée, il sera le moteur d'un professionnalisme voulu. Personne ne souhaiterait se sentir inutile ou incompétent dans son domaine.

Nous pouvons avoir confiance dans nos choix individuels car ils sont simplement les meilleurs. Personne ne peut prétendre savoir mieux qu'un autre ce qui est bon pour lui. Nous n'avons besoin d'aucun prérequis universitaire ni d'aucun consentement autre que celui de notre conscience individuelle pour faire les bons choix, pour ne pas dire les meilleurs.

Nous suivrons le bon chemin - car il existe bel et bien - en expérimentant et en proposant comme chacun le souhaite ses principes et ses convictions, jamais en les imposant aux autres. Tout doit fonctionner par entendement mutuel entre les parties concernées, sans avoir à attendre l'accord d'autrui.

Au-delà des erreurs de masses imposées par nos corporatismes politiques, académiques, idéologiques, dogmatiques, systématiquement totalitaires et auto-proclamés détenteurs d'un savoir supérieur, ceux-ci nous empêchent en plus de penser par nous-même.

En mettant chacun à l'épreuve ses propres idéologies, croyances et convictions par l'expérience personnelle et individuelle, nous retrouverons un système d'évolution « biologique » : la sélection naturelle de ce qui est bon pour l'Homme par l'expérience de ses propres choix.

Un tel système n'apporte que des avantages, et ils sont nombreux : liberté de penser, d'agir, évolution de la conscience individuelle par l'expérience, amélioration de la responsabilité sociétale, optimisation de la structure sociétale, sérénité dans notre climat social, aisance et harmonie pour notre évolution générale. Enfin, en prenant l'habitude de penser et d'analyser par nous-même sans pressions extérieures, nous nous protégeons de tout endoctrinement possible de manière définitive.

Un doute ? Consulter la FAQ.

Le jour J

Une des erreurs de projection les plus répandues est d'imaginer qu'un monde sans argent ressemblerait au monde d'aujourd'hui, mais sans argent. Tous les mécanismes habituels seront bouleversés.

"Gratuité" ne signifie en rien "disponible à volonté".

Il ne suffira pas de composer un numéro pour se faire livrer un meuble ou de la nourriture. Et il est peu probable que certains remplissent des grandes surfaces où d'autres pourraient se servir à volonté.

Si demain l'argent disparaissait, l'attitude spontanée serait de se rassembler. Voisins, amis, familles, habitants du même village, de la même ville, de la même région, du même pays, de la même planète. De discuter et de s'organiser, car c'est le plus utile, rassurant, et bénéfique pour chacun. Comme le montre les études du comportement sur ce sujet, cette attitude vers la solidarité, la discipline et le calme, est spontanée lors d'évènements majeurs (cf le mythe de la panique).

Nous verrions l'émergence de réseaux locaux, se multiplier et s'agrandir. Chacun ferait sa part en offrant ses compétences à son réseau pour bénéficier du savoir-faire des autres : bricolage, réparation, soins, nourriture, habillement, ou simplement un coup de main.

Afin de préparer au mieux la transition, prenons contacts avec ceux qui nous entourent géographiquement (voisins, habitants du même quartier, de la même ville/village et région) avant même le passage à l'étape 2, mettons en place l'ODG5.

Les zones urbaines, petites ou grandes, se sont implantées historiquement dans des zones propices à la vie, et le plus souvent aux centres de zones cultivables. Les exploitations n'auront plus à transiter à distance pour des raisons financières. La liberté retrouvée, l'organisation sera avant-tout celle des réseaux locaux, et ce, pour le plus grand bien de l'environnement.

S'il est nécessaire que des matières/biens/besoins continue d'être distribuer à distance, le monde libre nous le permettra, plus efficacement encore, qu'aujourd'hui.

Le mythe de la panique

Une fois pris dans l'évènement, les Hommes ne s'en effraient plus. Seul l'inconnu épouvante les Hommes
Antoine de Saint-Exupéry

Les études sociologiques portant sur des événements qui nous sembleraient induire de la panique nous indiquent en réalité tout le contraire. Lors d'évènements extrêmes telles que les catastrophes naturelles ou les attaques terroristes, elles concluent clairement que la solidarité, la discipline et le calme l'emportent sur l'égoïsme, le pillage et la panique.

Durant toute l'histoire de nos recherches, portant sur plus de 700 cas, je serais bien embarrassé pour citer (....) ne serait-ce que quelques manifestations marginales qui relèveraient de la panique
Enrico Quarantelli
Cofondateur du Centre de recherche sur les Catastrophes

Si cette intelligence innée du comportement est valable en cas d'événements imprévus, subis et effrayants, elle est d'autant plus prévisible pour des circonstances relevant d'un choix anticipé, souhaité et ne supposant aucun dommage matériel et humain.

II. Projet MOCICA

Nous allons ici vous détailler le projet MOCICA dont le descriptif est volontairement réduit au nécessaire. Son efficacité viendra de sa simplicité et de sa souplesse.

Le projet se déroule en 3 étapes logiques, simples, efficaces et rassurantes.

Logiques, car elles suivent un déroulement optimal et chronologiquement cohérent, partant de la situation actuelle vers un objectif commun au-delà des cultures et des frontières et ce, en considérant uniquement nos potentiels disponibles aujourd'hui.

Simples, car elles n'exigent aucune prouesse ni grand effort individuel, et ne peuvent nous mettre dans une situation indésirable ou périlleuse.

Efficaces, car dans sa simplicité et sa légalité, il est impossible de réfréner l'action d'un de ses membres, qui de lui-même fera naître d'autres membres.

Rassurantes, car par la nature de ce projet, il ne se passera rien si nous ne sommes pas globalement unanime à le suivre. Ce qui signifie que nous passerons chaque étape qu'en cas de certitude de son succès. En supposant que nous n'arrivions pas au nombre d'individus nécessaires nous continuerions simplement à vivre dans le système d'aujourd'hui. Nous retournerons dans nos vies actuelles sans aucune conséquence financière ou autre.

Vu qu'il s'agit d'un changement de paradigme à l'échelle planétaire, nous ciblons une stratégie globale et ne traiterons que des fondamentaux. Ce projet se veut le plus concis possible dans un souci de clarté et de simplicité pour tous.

Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
Article 35 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen
25 Juin 1793

Etape 1 : Le rassemblement

Nous sommes actuellement dans cette étape.

Tout d'abord, devenez membre dans la section Adhérez.

La première étape avance par une diffusion élargie et répandue du projet MOCICA. Avec internet et les réseaux sociaux, nous avons beaucoup de possibilités.

Dites ouvertement que vous rejoignez le mouvement. Si vous avez des amis à l'étranger, ne les oubliez pas. Ne soyez pas imposants bien sûr, mais convaincants.

Contactez-nous si vous pouvez nous aider à traduire le projet.

Afin de faire connaître notre projet, il est aussi utile de voir le logo le plus largement possible et bien évidemment sur nous. Chacun peut s'impliquer avec sa créativité et ses moyens pour le mettre à la vue de son environnement : badge, affiche, T-Shirt, flyer, livret, etc.

Nous refusons toute adhésion payante au mouvement et nous souhaitons vous solliciter selon vos possibilités et ressources à vous joindre à cette action pacifiste.

Celle-ci fonctionnera d'autant mieux que nous nous habituerons tous à nous impliquer dans le mouvement.

Il est important de se mobiliser dans la durée.

La gratuité, le partage, l'altruisme et le service sont bien évidemment applicables dès aujourd'hui. Le visage de notre civilisation s'illumine de jour en jour. Il existe de plus en plus d'associations partout à travers le monde qui mettent en avant l'entraide, la gratuité des biens et de l'alimentaire. N'hésitons pas à les rejoindre et à en créer toujours plus.

Pendant cette étape, prenons contacts avec ceux qui nous entourent géographiquement (voisins, habitants du même quartier, de la même ville/village et région). Mettons en place l'ODG5 et préparons ensemble l'étape 2 et 3: organisation de chaque secteur de la société, anticipation de nos besoins, entente et coordination des rôles de chacun, préparation de notre autonomie, optimisation de notre potentiel scientifique, technique et humain.

L'objectif est d'atteindre une majorité suffisante de citoyens à travers le monde et d'assurer par la même occasion tous nos fondamentaux avant de décider le même jour de ne plus se servir du système monétaire sous toutes ses formes : billets, carte bleue, chéquier, monnaies, virement.

Quel sera ce jour?

Tous les membres voteront ensemble pour décider quand passer à l'étape suivante. Nous pensons que 51% ne devraient pas suffire à adopter ce genre de décision et souhaiterions conclure cet accord pour un choix représentatif de 95% des membres. Chacun donnera donc son accord jusqu'à arriver au moins à cette proportion-là.

Une fois les 95% atteints, nous nous accorderons une période de 2 semaines durant laquelle nous utiliserons nos dernières économies pour fournir un maximum de foyers en provision de nourritures, d'habillements et tout ce que chacun jugera nécessaire.

Ainsi, le jour J en question viendra de lui-même, au bon moment : celui où nous serons prêts.

Suppression du système monétaire

Le Jour J, nous n'utiliserons plus aucun moyen de paiement: carte bleue, virement, prélèvement, monnaie, billets, chèque.

Dès le lendemain, nous pourrons enchaîner avec l'étape 2.

Etape 2 : La transition

Afin de conserver un cadre que l'on connait et rassurant pour tous, il est important, dans un premier temps, que nous continuions notre vie habituelle sans utiliser le système monétaire, et que, parallèlement, nous mettons en place le nouveau modèle suivant ce qui a été anticipé lors de l'étape 1 (Notamment par la main d’œuvre "libérée" : métiers liés à la finance et dérivés, chômeurs, etc).

Exerçons notre profession actuelle, que ce soit artisan, agriculteur, cultivateur, gardien de la paix, chauffeur de bus, dentiste, boulanger, ouvrier, charpentier, coiffeur, routier, fleuriste, vendeur, pêcheur, électricien, etc, mais gratuitement, sans attendre un échange.

Vivre tout simplement pour que tous puissent simplement vivre
Gandhi

En résumé, vivez comme d'habitude, mais sans l'intermédiaire de l'argent.

S'il vous est facile de savoir ce que vous allez faire, de voir à quoi ressemblera votre quotidien (à peu près à celui d'aujourd'hui, en plus simple), dites-vous qu'il en est de même pour tous les autres. Inutile de vous assurer que chacun assure son rôle. Ce qui est évident pour vous l'est tout autant pour eux. Il s'agira en effet de leur savoir-faire, de leurs compétences habituelles, de leur quotidien, donc d'une évidente facilité pour eux aussi.

Pour ceux qui devront se reconvertir dans une autre activité, ils deviendront plus de mains d’œuvres disponibles.

Lançons la mise en place des réseaux locaux, et assurons le déroulement des tous nos fondamentaux. Restons en contacts avec ceux qui nous entourent géographiquement (voisins, habitants du même quartier, de la même ville/village et région). Discutons dans les assemblées de quartiers, base de l'ODG5. Rassemblons nos compétences et idées.

Dès les premiers jours de l'étape 2, nous demanderons à chacun des membres de nous signaler lorsqu'il sera sécurisé et prêt pour la suite. Nous attendrons là aussi l'accord d'une portion de 95% des membres. Ainsi, nous passerons à l'étape suivante lorsque la situation sera jugée calme, maîtrisée et rassurante pour tous.

Etape 3 : L'organisation

Les priorités

Tout en s'assurant de garder une base solide dans les pays "développés" afin qu'ils restent rassurants pour eux mêmes et efficaces pour les autres, nous devrons nous tourner le plus rapidement possible vers les pays pauvres ou dits "sous-développés".

Les pays dits "développés" pourront se séparer en 2 types de volontaires : ceux qui maintiendront le déroulement de la vie habituelle dans leur région du globe, mettant à disposition leurs savoir-faire, et ceux qui souhaiteront voyager à des fins humanitaires.

Chacun y participera autant qu'il le souhaite, aussi bien trois semaines que trois mois, ou encore, rien.

Il nous sera recommandé de partir entre amis et/ou en famille afin de rendre les choses plus agréables et enthousiasmantes pour tous.

Rien ne doit être imposé, la base est le volontariat.

Gérance

Qui va gouverner? Diriger?

Le plus évident est : personne. Surtout aujourd'hui, ce ne serait ni un avantage ni un besoin. Ne plus avoir de dirigeant est une perspective non seulement concrète mais en plus incontournable. Cela nous assurera la base sociale la plus saine et durable que l'on puisse rêver. Ne pas être dirigé est la nature même d'une société autonome, et l'autonomie est le trait d'une grande civilisation.

La démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple
Abraham Lincoln

Les lois et les décisions doivent être le résultat d'un choix commun, et non d'une seule personne ni même d'une assemblée. Elles peuvent être beaucoup plus simples et réduites que la masse des lois actuelles en se basant uniquement sur des principes évidents, clairs et fondamentaux. Cela permettra d'avoir une clarté des lois pour chacun d'entre nous. Nous pourrons les définir tous ensemble et nous vous proposerons au chapitre suivant un principe unique sur lequel nous pourrions nous baser avec l'accord de tous.

L'organisation ne devra plus se faire dans une hiérarchie verticale mais dans une cohésion horizontale de la société. Par quartiers, puis villes, régions et pays pour une distribution intelligemment étudiée des besoins et des ressources.

Pour cela, le Mocica propose l'Organisation Démocratique Globale à 5 niveaux d'assemblée (ODG5).

Justice

Un monde sans argent ne suppose pas l'abolition du système judiciaire et de la police, qui doivent continuer à nous assurer la sécurité et le respect des lois.

Nous pensons qu'il serait intéressant de redéfinir tous ensemble des textes de lois modernes, d'une société non-monétaire qui seront par le fait extrêmement réduits et simples en comparaison à la lourdeur et à la complexité de ceux d'aujourd'hui.

Afin d'assurer la Liberté maximum de chacun d'entre nous, nous pourrions choisir les principes suivants:

Ne pas tuer.

Ne pas violer.

Ne pas voler (ce qui sera de toute façon inutile dans un tel monde).

Ne pas nuire à l'Homme et à l'équilibre de sa Planète.

Ne pas prendre de risque avec la vie d'autrui.

Ne pas interdire (dans la limite de ces lois).

Ne pas obliger (ce qui comprend l'abolition définitive de dirigeants).

Distribution des tâches

Quand on fait ce que l'on aime, ça s'appelle « Liberté »

Quand on aime ce que l'on fait, ça s'appelle « Bonheur »

Pour commencer, les professions de demain ne seront pas tout à fait les mêmes, elles toucheront les secteurs du bâtiments, de la gestion des ressources, de la technologie, de la communication, des infrastructures, de la distribution, de l'enseignement, de la recherche, de l'habillement, de la santé, de l'art et la culture, de la justice et de la sécurité, du divertissement, du loisir, du sport et de l'écologie.

N'existerons plus les métiers liés à la finance et à sa gestion : commercial, publicitaire, banquier, assureur, huissier, comptable, contrôleur fiscal, gestionnaire de patrimoine, commissaire aux comptes, traders, ministres, politiciens, dirigeants.

Qui devra faire les tâches plus difficiles, les plus dures, les plus ingrates ?

La règle d'or sera l'équité.

Il est important de préciser que chacun sera considéré à niveau égal des autres. Tout le monde ne ferait pas 10 ans d'études pour devenir médecin, mais peu de médecins voudraient s'user physiquement comme un maçon pour une seule année d'apprentissage non plus. Si le maçon peut avoir sa vie sauvée par son médecin, ce dernier à nécessairement besoin de lui pour avoir un logement. Aux yeux d'une société moderne, faire de longues études ne prévaut en rien des faveurs vis à vis de quiconque et inversement.

On a besoin de tout le monde.

Si certaines tâches ingrates ou difficiles ne peuvent être automatisées par la haute technologie (ce qui est peu probable) et que nous ne trouvions pas de volontaires, alors l'équité et la justesse sera de les faire à tour de rôle avec mise en place d'organigrammes.

Nous faciliterons au mieux les conditions de travail pour les rendre le moins contraignant possible. Nous nous accorderons sur un temps de travail réduit au minimum grâce à une main d'œuvre disponible probablement massive.

Encore une autre possibilité s'offre à nous : la mise en place d'une année de services civiques que l'on ferait au début de l'âge adulte, dans la force de l'âge, dans le pays de notre choix avec les amis que l'on souhaite.

La participation de chacun pourra se faire selon les 2 axes suivant :

La propriété

Au début tout le monde n'aura pas la même surface ni le même standing, c'est inévitable. Mais il n'est pas normal de préférer le système actuel pour le seul avantage qu'il justifie la non équité et nous évite de la chercher.

La priorité sera de s'assurer avant tout que tout le monde ait un logement.

Par la suite, nous devrons de toute façon renouveler au fur et à mesure la plupart de nos logements contemporains tout en conservant les plus belles œuvres architecturales de notre époque si nous le souhaitons. Ils sont tous à grande déperdition énergétique, alors que nous savons déjà faire à l'heure actuelle des logements à rendement d'énergie positive. Nous souhaitons tous être propriétaires d'un logement, c'est pourquoi il sera aisé qu'il en soit ainsi.

L'écologie

Tout d'abord, la fin du système monétaire ralentira massivement les va-et-vient des commerces et de l'industrie. Il mettre un terme à l'obsolescence programmée, à la fabrication de besoins, à l'incitation à la consommation par la publicité. La relocalisation généralisée est une conséquence naturelle de la disparition de l'argent.

Le savoir-faire de l'homme en énergies propres pourra distribuer l'énergie nécessaire à la planète entière. Et ce, sans avoir recours ni au pétrole ni au nucléaire.

Dans un monde basé sur l'appât du gain, pourquoi favoriser des moyens écologiques qui proposent que peu de profits ?

Un seul exemple parmi tant d'autres :

Produire dans le désert est populairement accepté comme une excellente idée, et c'en est une puisque par exemple, le désert du Sahara recouvert d'installations solaires représenterait 750 Terawatts (mille milliards de watts) installés. Or, la terre ne consomme jamais plus de 14TW en même temps.
blogphotovoltaique.com

Education, scolarité, enseignement, sciences

Les enfants sont la base la plus pure et essentielle de notre avenir. Une éducation intelligente et encourageante offrira à notre société un avenir des plus prospères, durables et vertueux.

Le système scolaire pourrait ne plus se baser sur des notes qui relèvent d'un monde où règne la compétition. Il aurait pour unique but de donner le savoir et les compétences nécessaires au projet de vie de chacun.

Nous ne devrions plus dire « c'est faux », mais « essaies encore », « tu y es presque », « je vais t'expliquer » jusqu'à obtention du diplôme par acceptation d'un jury de professionnels. Pas besoin de note lorsqu'une simple validation peut suffire.

L'argument que « la compétition pousse à la motivation » est vrai pour certains, mais catastrophique pour les autres. Ce système est aussi celui du découragement. Pourquoi ne pas élever les motivations par l'unique encouragement qui est bien plus efficace et productif ?

Nous pourrons apprendre aux enfants les règles de vie élémentaires, comment rester en accord avec soi sans se disputer avec les autres par exemple.

Nous pourrons faire une scolarité basée sur la polyvalence et enseigner dès le plus jeune âge les bases du bricolage, du jardinage, du soin, de l'écologie, du bien-être et de la cuisine saine.

Quels que soient les domaines scientifiques étudiés, échangeons nos connaissances et favorisons la discussion avec un maximum d'ouverture d'esprit et de considération pour les découvertes des autres. Nous devons toujours privilégier l'humilité vis à vis de nos certitudes, nous en serons tous gagnants.

Santé

Nous serons de toute évidence en meilleure santé dans un contexte aussi sain, apaisé, rassurant et dont les soins seront accessibles enfin à tous.

L'union fait la force

Quel que soit le domaine professionnel, nous vous encourageons fortement à vous regrouper entre confrères pour échanger les idées et faire naitre des projets. Ce peut être pour des actions locales ou humanitaires, à un niveau régional, national ou international. Plus nous nous regrouperons et partagerons nos points de vue, plus nos actions seront étudiées, correctement analysées, optimisées. L'avis de chacun d'entre nous compte. Toute bonne idée a pour point de départ un individu. Proposez, discutez, partagez, analyser et agissez selon vos conditions communes de travail et d'entente. L'Homme excelle aujourd'hui dans tous les domaines, tant sur les connaissances que sur les compétences. C'est pourquoi nous pourrons relever tous les enjeux qui nous attendent.

Si vous vous sentez l'âme d'un leader de projet n'hésitez pas à vous exprimer et à vous proposer en tant que tel, mais jamais à vous imposer.

N'hésitons plus à faire appel aux uns et aux autres pour nous servir de nos compétences respectives. Il est peu probable qu'un professionnel ou une société ne réponde pas aux demandes dans ce nouveau contexte basé sur la motivation et non plus l'obligation.

Les territoires

S'il y a aujourd'hui tant de pauvres qui risquent leur vie pour traverser les frontières des pays riches, ce n'est par pour leur climat, leur culture, et encore moins leur accueil, mais uniquement pour trouver l'argent là où il y en a, ou pour fuir la guerre. Ce sont des actes de survie. Pourquoi prendre de tels risques s'il n'y a plus d'argent et de guerre nulle part ? S'ils avaient le choix et les moyens, ils préféraient tous rester sur leurs terres ancestrales, près des leurs, sous le climat auquel ils sont habitués. Demain, nous pourrons leur permettre à tous de vivre décemment chez eux, ce qui sera la plus belle et la meilleure des solutions pour tous dans un premier temps.

En avançant ainsi, nous nous apercevrons probablement que le contexte mondial était le danger, et non l'étranger.

La Planète qui nous permet de vivre mérite mieux que cette représentation morcelée d'elle, dessinée par la main de l'Homme, montrée de tous et maintenue par notre propre volonté.

Valeurs

Les biens n'auront plus de valeur. La Vie retrouvera la sienne, la plus haute.

Si rien n'est payant alors tout est gratuit : les éoliennes, les panneaux solaires, la nourriture bio, les soins, l'enseignement, les transports, les études, le logement, le sport, les voyages, les loisirs, les divertissements... tout ce dont nous aurons besoin.

III. Une nouvelle ère

Nous sommes dans une période critique et décisive de l'Histoire de l'Humanité. Il n'a jamais été aussi urgent d'agir, de changer, de rebâtir. Et c'est probablement là où se trouve la plus grande absurdité de notre société : nous ne faisons rien faute de moyens financiers alors que nous avons à notre avantage tous les moyens humains. Nous avons toutes les compétences que l'on puisse rêver et une main d'œuvre gigantesque. Notre potentiel est tout simplement colossal.

Nos lois ne seraient pas si nombreuses si notre système était le bon.

« L'interdiction de faire » ne serait valable que lorsqu'elle concerne la Liberté de l'Individu et la protection de sa Planète.

« L'obligation de faire » ne serait jamais acceptable, sauf dans le cas d'un devoir fondamental : la protection de l'Individu et de sa Planète.

Pourtant, les obligations comme les interdictions sont partout, pour tout, de plus en plus absurdes et nombreuses.

Nous traversons actuellement une phase de transition entre deux ères qui resteront dans l'Histoire radicalement différentes, pour ne pas dire opposées.

La première, celle d'aujourd'hui, est orientée vers les biens, l'individualisme, la compétition, l'obligation, l'esclavagisme moderne et le conditionnement.

La suivante sera celle de l'autonomie. Elle sera orientée vers l'individu, sa Planète, l'initiative, la coopération, la coordination, la motivation et la Liberté vraie.

La paresse et l'individualisme sont l'expression du rejet d'un système.

La motivation et l'altruisme seront l'expression de la Liberté d'un individu.

Dans quelques décennies nous raconterons aux enfants ce qu'était le système monétaire et les rapports qu'on a actuellement entre nous. Tout ça leur paraîtra aussi barbare, précaire et violent que puisse être le moyen-âge à nos yeux aujourd'hui.

Mais le temps avance et la Vie prendra toujours le dessus.

Lorsqu'on regarde ce qui se passe actuellement, il serait facile de croire que l'Âge d'Or de l'Humanité est derrière nous et que seul le déclin et la dégradation de notre Planète nous attendent. Pourtant, la nécessité nous pousse inlassablement au seul chemin d'avenir : celui de l'entente et de l'union.

De toute évidence, les évènements nous mèneront sans relâche jusqu'à ce qu'il y a de plus haut : une civilisation où règnent Liberté, Equité et Harmonie.

Le meilleur n'est pas derrière nous, bien au contraire.

Cela semble toujours impossible, jusqu'à ce qu'on le fasse.
Nelson Mandela